L’Analyse de l’inclusion sociale – Deuxième réunion des partenaires à Paris les 10 et 11 mars 2006
La deuxième réunion des partenaires a eu lieu à Paris les 10 et 11 mars 2006. Sogol Noorani, qui est la coordinatrice du projet a fait un exposé sur le Processus d’Inclusion Sociale dans l’UE. Le message clé est que le Processus actuel d’Inclusion Sociale Européen basé sur la Méthode Ouverte de Coordination et les PAN/Inclusion (à soumettre en Septembre 2006 recouvrant la période 2006-2008) fournit une occasion importante aux organisations de santé mentale de faire entendre leurs voix.
Il est par conséquent crucial pour les différentes ONG de faire en sorte que les politiciens prennent conscience du problème de l’exclusion sociale dont souffrent souvent les personnes qui ont des problèmes de santé mentale et d’exercer des pressions auprès des gouvernements nationaux pour inclure les organisations de santé mentale dans les travaux préparatifs des PAN/Inclusion dans les domaines qui affectent directement les personnes ayant des problèmes de santé mentale.
Les partenaires du projet ont présenté leurs analyses de la situation en matière d’exclusion sociale dans leurs pays sur la base de recherches indépendantes et de discussions avec différents acteurs tels que des représentants des secteurs du gouvernement, des ONG/ associations à but non lucratif et du secteur privé. Un point commun est ressorti dans tous les rapports : le manque de communication transparente, d’échange d’information et de coopération coordonnée entre les différents acteurs dans tous les pays partenaires, surtout entre les (ex)usagers des services de santé mentale, leurs familles, le personnel soignant et les ONG d’un côté et les acteurs gouvernementaux de l’autre.
Il est aussi ressorti des rapports que dans tous les pays partenaires, on pouvait observer de bonnes pratiques dans certains domaines (ex. l’éducation, l’emploi, le logement…), mais qu'il existe également d'autres secteurs qui manquent de services favorisant l’inclusion sociale de personnes ayant des problèmes de santé mentale – ce résultat suggère que le projet peut offrir une bonne opportunité à un échange transfrontalier et à un apprentissage mutuel.